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25/03/08

INFORMATION FILLIÈRE PÉAGE


Après lecture du document, qui fait mention d’amélioration en permanence de la qualité de travail et de service, que chaque salarié du péage reçoit ou va recevoir, la CGT tient à faire quelques remarques



La CGT a constatée à plusieurs reprises que la qualité de service rendu aux clients était bien loin d’être atteinte.

Pour preuve les gares automatisées avec ;

- Les usagers rencontrant des difficultés techniques.
- Les usagers parlant une langue étrangère.
- Les usagers ne sachant comment se diriger, se retrouvant dans la mauvaise voie, manœuvrant en marche arrière dans les voies de péage ou sur la plate-forme ou plus grave faisant demi-tour avec le risque de circulation à contre-sens.

Dans ces cas, quand les opérateurs ne peuvent régler ces problèmes à distance et qu’aucun AMQ ne peut intervenir rapidement, ce sont d’autres usagers qui interviennent pour aider ceux qui sont en difficulté. Les usagers se retrouvent alors en situation de danger, à pied dans les voies, avec le risque par exemple de se retrouver coincés entre les structures métalliques et un véhicule.

Cela se traduit pour l’usager en s’acquittant du péage à rémunérer un service qu’on ne lui rend plus et à devenir un moment ou un autre un auxiliaire du péage.
Le fait que la Direction les nomme « clients » ne suffit pas à améliorer la qualité du service public.

Les indicateurs comme le nombre exponentiel de réclamations au péage (plus 95% au dernier recensement) sont en décalage complet avec les objectifs que la Direction revendique dans son document.

Les dégradations des conditions de travail notamment dans l’activité péage qui génèrent une augmentation des arrêts de travail prouvent bien que ces méthodes atteignent là leurs limites.

Vouloir en faire porter la responsabilité sur le personnel péage est pure hypocrisie et relève d’un management qui se veut être à la mode, mais aujourd’hui s’avère une vraie catastrophe aussi sur le plan social.

Le stress au travail avec ses conséquences n’est pas simplement un thème médiatique, les APPR ne sont pas épargnées et les conséquences négatives et multiples touchent de plein fouet le personnel.

De plus une négociation péage qui devrait permettre de régler certains problèmes posés est programmée dès le mois prochain au niveau central, le courrier auquel nous faisons référence montre l’ampleur du décalage qui existe entre la vision que la Direction a de la réalité et les conditions de travail réelles .

C’est pourquoi le syndicat CGT demande d’arrêter ce genre de procédure aussi mesquine qu’inefficace pour permettre une négociation paritaire sereine et trouver des solutions pérennes aux problèmes auxquels nous sommes confrontés.

Ces initiatives locales motivées par un besoin d’exister dans un cadre de révolution techniques ne doivent pas aller à contresens du résultat souhaité et surtout que les moyens mis à disposition pour l’atteindre doivent tenir compte comme le prévoit la charte ISO N° 26000 du social dans la référence du développement durable.

14/03/08

POURQUOI LA CGT N’A PAS SIGNÉ L’ACCORD SALARIAL 2008


Lors de la négociation, la CGT a revendiqué une augmentation des salaires de 6,2% en tenant compte de la baisse du pouvoir d’achat et d’une juste rémunération des salariés.



Cette demande est aussi à mettre en relation avec la bonne santé économique de l’entreprise qui affiche un chiffre d’affaires en augmentation de 8%.

Les propositions de la Direction signées par FO, CFDT, CGC, CFTC, FAT et CNSF sont :

+ 2,1% d’augmentation de la valeur du point au 1er janvier 2008.

+ 2 points au 1er avril et 1 point au 1er juillet pour les échelles 6,7 et 8, soit 0,8% d’augmentation de la masse salariale.

+ 1 point au 1er avril et 1 point au 1er juillet pour l’échelle 9 soit 0,5% d’augmentation de la masse salariale.

+ 4% d’augmentation de la part fixe de la prime d’éloignement, soit 0,05%

+ 0,04 cts de la part fixe de prime complémentaire de panier, soit 0,02%
Pour ces deux mesures cela représente 0,07% de la masse salariale.

+ 5 points pour les pieds d’échelles 6 à 9.

CE QUI FAIT en moyenne :
+ 2,97% pour les échelles 6 à 8
+ 2,67% pour l’échelle 9.

L’ajout de cinq points au pied des échelles 6 à 9 écrase la grille des salaires et l’ancienneté, preuve qu’il existe un problème de rémunération aux APRR.

La CGT sur ce point demandait une augmentation plus forte de la valeur du point pour éviter que le SMIC ne devienne la référence à l’embauche aux APRR.

La CGT aurait souhaité le même traitement de faveur que le Directeur Général qui s’est vu doubler sa prime variable lors du conseil d’administration, soit 200 000€.

Pour la CGT, c’est bien le travail fourni par les agents qui explique la bonne santé économique de l’entreprise APRR, la Direction ne reconnaît pas les efforts des salariés et de plus ces mesures sont largement insuffisantes pour compenser la perte du pouvoir d’achat.