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24/10/2007

Conférence "Emploi - Pouvoir d'achat"


Les salariés attendent des améliorations immédiates

Les salariés seraient ils collectivement frappés de cécité ? Malgré les statistiques officielles et les déclarations de bonnes intentions ils ne voient toujours rien venir en terme d’amélioration de la situation de l’emploi, de leurs salaires et de leur pouvoir d’achat.

Le gouvernement a promis d’apporter des réponses aux préoccupations des Français lors de la conférence « Emploi - Pouvoir d’Achat » qui aura lieu mercredi 23 octobre.
Participant à cette conférence, la C.G.T. note que peu à peu les ambitions affichées se sont réduites comme peau de chagrin.

On aimerait pourtant que le gouvernement mette autant d’énergie et d’empressement à répondre aux préoccupations salariales qu’il en met à s’attaquer aux droits à la retraite.
La C.G.T. entend bien porter les revendications de l’ensemble des salariés sur ces questions.

Pour la C.G.T., la situation réelle de baisse de pouvoir d’achat exige, sur la base d’un Smic à 1500 euros, de véritables augmentations de salaires, avec une réelle reconnaissance des qualifications (50% des salariés sont actuellement entre 1 Smic et 1,6 Smic) et des déroulement de carrières. Les allégements de cotisations patronales (30 milliards prévus en 2008) doivent également être revus, d’autant plus qu’ils jouent un véritable rôle de trappe à bas salaires.

Il faut mettre un terme à la précarité de l’emploi. Les politiques d’insertion à coups de contrats aidés et d’exonérations ont largement apporté la preuve de leur inefficacité et de leurs effets pervers en faisant « exploser » les chiffres de la pauvreté.

La C.G.T. propose la mise en place d’un contrat d’insertion personnalisé et sécurisé pour toute personne privée de l’accès à l’emploi. Avec ce dispositif financé en partie par le redéploiement des aides et exonérations qui bénéficient actuellement aux entreprises, la C.G.T. ambitionne de garantir l’accès pour tous au travail. C’est là une composante de la sécurité sociale professionnelle que la C.G.T. veut conquérir pour tous les salariés.

21/10/2007

La démocratie sociale est un impératif


Financement des syndicats

La révélation d’importantes manipulations d’argent liquide par des responsables de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie suscite depuis plusieurs jours de nombreux commentaires et une campagne tentant de porter le discrédit sur les syndicats de salariés.

La Cgt constate que cela se produit alors que la mobilisation sociale prend de l’ampleur dans une dimension unitaire.
Il est stupéfiant et scandaleux d’entendre certains dirigeants de l’UIMM, actuels et passés, revendiquer publiquement l’organisation d’un réseau d’influence à partir d’une caisse noire alimentée par des fonds prélevés dans des entreprises. Ces mêmes dirigeants tentent de masquer leurs actes, peut-être répréhensibles, en orientant la suspicion sur les syndicats de salariés.

La Cgt appelle les salariés de la métallurgie à exiger dans leur entreprise la transparence sur les fonds détournés des richesses créées par leur travail ayant alimenté cette caisse noire.
La Cgt rappelle qu’elle porte depuis de nombreuses années l’exigence d’une réforme pour des règles démocratiques de représentativité syndicale, de négociation collective, de droits et moyens syndicaux.
Par courrier de son Secrétaire général, la Cgt s’est adressée au Medef, à la Cgpme et à l’Upa pour demander que s’ouvrent sans tarder des négociations à ce sujet.
La Présidente du Medef, Laurence Parisot, vient d’annoncer qu’elle proposait, en réponse à la demande de la Cgt, l’ouverture d’une « délibération sociale » sur la transparence, le financement et la représentativité des organisations patronales et syndicales.
La Cgt va s’engager avec ses propositions dans ces discussions en vue d’obtenir l’ouverture de réelles négociations dans les meilleurs délais.

Au moment où les projets gouvernementaux et patronaux mettent l’ensemble du contrat social sur la table, l’instauration d’une authentique démocratie sociale est un impératif.

Grand succès de la mobilisation du 18 octobre


La journée d’action du 18 octobre 2007 est incontestablement un succès.

La mobilisation est exceptionnelle dans les trois secteurs principaux concernés par la réforme des régimes spéciaux de retraite : EDF-GDF, la SNCF, la RATP. La grève a été très forte, à des niveaux qui n’avaient pas été atteints depuis longtemps… 80 % de grévistes à EDF-GDF, 75 % à la SNCF, plus de 70 % à la RATP. Elle est significative dans d’autres secteurs comme les administrations financières, l’ANPE, les services publics territoriaux mais aussi plusieurs entreprises du privé (métallurgie, chimie…) sur leurs propres revendications. Beaucoup de salariés y ont vu aussi le moyen d’agir pour la sauvegarde du système de retraite solidaire, l’augmentation des salaires, la défense de l’emploi, l’amélioration des conditions de travail.

Les manifestations et rassemblements ont témoigné de cette combativité avec des participations significatives de salariés du privé : 11 000 manifestants à Bordeaux, 10 000 à Clermont Ferrand, 9 000 à Rennes, 5 000 à Tours et Limoges, 8 000 à Rouen, Toulon, Lyon, 50 000 à Marseille, 25 000 à Paris …, au total 300 000 manifestants pour 70 départements.
Les grévistes des entreprises publiques ont clairement signifié le rejet du cadrage d’ensemble de la réforme des régimes spéciaux proposé par le gouvernement. Ils ont dénoncé la campagne de culpabilisation dont ils sont victimes.

Le gouvernement doit prendre la mesure de la force et de la détermination qui se sont exprimées. Xavier Bertrand s’annonce disposé à rencontrer les organisations syndicales. Il est clair que pour la Cgt, cette rencontre doit représenter un véritable espace de négociations, comme le souhaitent les salariés. Il faut modifier le cadre général de la réforme avant toute ouverture de négociations d’entreprises.


05/10/2007

ÉLECTIONS CE ET DP 2007


La CGT remercie celles et ceux qui lui font confiance pour défendre leurs droits et qui lui ont apporté leurs suffrages.

Cependant la restructuration a permis à la Direction de changer le paysage syndical aux APRR et de brouiller un peu plus les cartes. De fait, la CGT est la 4ème Organisation Syndicale de l’Entreprise.

Ce nouveau mandat de trois ans, la CGT va le mettre à profit pour continuer à défendre vos intérêts, faire respecter vos droits et permettre aux salariés de négocier la nouvelle donne de l’entreprise sans conséquences sociales désastreuses.

La CGT veillera à ce que tous les agents puissent bénéficier des œuvres sociales par l’intermédiaire des commissions au sein des nouveaux Comités d’Établissements et ce, malgré la restructuration engagée par la Direction, aussi bien au niveau des Régions que des Districts.




Si vous souhaitez plus d’information,
contactez vos délégués syndicaux CGT
en cliquant ici


L’UNION FAIT LA FORCE

03/10/2007

Sacyr : la contre-attaque ?


Eiffage : Sacyr nie vouloir sortir du capital
et met en cause l'impartialité de l'AMF


Le groupe espagnol, présent à 33,32% au capital d'Eiffage, estime que l'AMF a mené une instruction uniquement à charge dans le procès qui l'oppose au français. Le groupe a, en outre, confié aux Echos qu'il n'avait pas l'intention de céder sa participation au capital d'Eiffage.

Rebondissements en série dans l'affaire Sacyr/Eiffage. Les déclarations de Sacyr publiées aujourd'hui dans le quotidien Les Echos viennent démentir les rumeurs parues hier dans le journal espagnol El Confidencial.

Le quotidien écrivait alors que Sacyr avait prévu de longue date de se désengager du capital du groupe français de BTP Eiffage, aussitôt que la cour d'appel de Paris aurait rendu sa décision dans le procès entre les deux parties.

L'affaire, qui oppose les deux groupes de BTP depuis de longs mois, ne semble pas prête d'être conclue...

Mais ce n'est pas tout : dans une note transmise par Sacyr à la Cour d'appel de Paris et citée par Les Echos et par l'agence de presse DowJones, l'espagnol fait valoir que ses arguments n'ont pas été pris en compte par le gendarme de la bourse dans sa décision datée du 26 juin.

Selon ce jugement, l'offre publique d'échange lancée par Sacyr sur le français n'était pas conforme à la réglementation boursière française, puisque Sacyr a agi de concert avec plusieurs autres actionnaires espagnols d'Eiffage pour en prendre le contrôle.

Sacyr avait donc été condamné à lancer une offre publique d'achat omprenant une composante une offre en numéraire sur Eiffage.

Le groupe espagnol, qui nie les faits qui lui sont reprochés, estime que certains éléments qu'il avait transmis aux services de l'AMF dans le cadre de sa procédure d'appel n'ont pas été pris en compte, et jugerait la décision du régulateur boursier 'insuffisamment motivée'.

Les avocats de Sacyr évoquant une 'décision irrégulière, fondée sur une procédure déloyale'.

La prochaine audience se déroulera le 5 février 2008 devant la cour d'appel de Paris, et la décision finale est attendue pour début avril...

02/10/2007

Sacyr prêt à sortir d'Eiffage?


Sacyr pourrait bientôt céder sa part de 33%

qu'il détient dans Eiffage.

La fin d'une bataille? Sacyr pourrait selon la presse espagnole sortir d'Eiffage, après avoir échoué dans sa tentative de prendre le contrôle de la société. Le groupe pourrait ainsi vendre sa part qu'il détient dans le tour de table d'Eiffage dès que certains litiges juridiques en cours auront cessé, selon le site internet espagnol Elconfidencial.
La perspective d'une telle hypothèse a fait décoller le titre Sacyr à la bourse de Madrid. Le titre gagne ainsi 8.93% à 27.80 euros. Eiffage, après avoir perdu du terrain en cours de matinée, prenait 0.22% à 79.16 euros. Le scénario d'une sortie est observé d'un œil favorable par les analystes, le groupe ayant déjà fait une belle plus value depuis son entrée dans Eiffage.
Une sortie après le 5 février
Luis del Rivero, le président de Sacyr, aurait décidé "de se défaire de cette participation, et a commencé les négociations avec de possibles acheteurs", indique le site internet, citant une source proche du groupe. Une information que Sacyr n'a pas voulu commenter. Selon le journal en ligne, rien ne peut toutefois se faire avant le 5 février du fait des procédures judiciaires en cours.
Le 5 février correspond à l'arrêt de la cour d'appel de Paris sur une décision du 26 juin émanant de l'autorité des marchés financiers. Celle-ci invalidait l'offre publique d'échange de Sacyr, l'obligeant à lancer une OPA.
Après une entrée dans Eiffage début 2006, l'espagnol avait demandé à entrer à son conseil d'administration. Une demande qui avait été refusée. Par la suite, Sacyr avait lancé une offre d'échange sur le groupe français, alors que ce dernier souhaitait le lancement d'une offre d'achat. De fait de ces tensions, plusieurs procédures judiciaires avaient été lancées de part et d'autre.